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Nouvelles du marché

Une Fed offensive contraint les marchés à se réajuster

La Réserve fédérale a procédé cette semaine à la hausse de 25 points de base largement anticipée, portant le taux des fonds fédéraux dans une fourchette cible de 3,75 à 4,00 %. Ce qui a pris les marchés au dépourvu, c'est le ton nettement plus offensif qui a accompagné cette décision. Les projections actualisées du « Dot Plot » indiquent désormais qu'une hausse supplémentaire avant la fin de l'année est le scénario le plus probable, balayant ainsi les derniers espoirs d'une intervention unique.

La question de savoir si le relèvement des taux est la réponse optimale à un choc inflationniste principalement lié au pétrole reste débattue. Pourtant, le président Kevin Warsh a clairement justifié la décision du Conseil par la résilience de l'économie américaine, une inflation persistante et les risques géopolitiques en cours, notamment ceux qui alimentent la hausse des prix de l'énergie. Le vote unanime de 12 contre 0 a lui-même constitué une surprise. Plusieurs membres avaient adopté une position plus accommodante avant la période de réserve, mais les « faucons » ont finalement eu gain de cause et rallié leurs collègues. On peut s'interroger sur les regrets que pourrait éprouver le président Trump concernant son dernier choix à la tête de la Fed, avec une hausse des taux actée juste avant les élections de mi-mandat et la perspective d'un nouveau resserrement toujours envisageable d'ici décembre.

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Dans la foulée, le marché obligataire a montré un aplatissement de la courbe des taux. Les taux à court terme, les plus sensibles aux changements de politique de la Fed, ont progressé plus nettement que les rendements à long terme, y compris celui de l'obligation de référence à 10 ans. Dans l'ensemble, toutefois, les rendements ont trouvé un soutien, ce qui a renforcé le dollar américain. L'indice du dollar est repassé au-dessus du seuil des 100 points pour la première fois depuis juillet, tandis que la paire USD/JPY a franchi les 156. L'attention se tourne désormais vers la réunion de la Banque du Japon ce vendredi. Une hausse de 25 points de base est largement attendue, mais le véritable intérêt résidera dans les orientations futures de la BoJ, et plus précisément dans la question de savoir si les responsables signaleront une accélération du calendrier de resserrement par rapport au rythme graduel auquel les marchés s'étaient habitués.

Les prix du pétrole ont été l'autre force dominante cette semaine. La fermeture de l'oléoduc Est-Ouest en Arabie saoudite, suite à des attaques de drones, a ravivé les inquiétudes sur l'offre. Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a tenté d'apaiser les tensions en suggérant que cette perturbation serait de courte durée. Malgré tout, le WTI et le Brent se maintiennent au-dessus des 100 dollars le baril, et la menace de nouvelles attaques contre les stations de pompage ou d'autres infrastructures énergétiques du Golfe maintient une pression haussière. Toute mesure significative de désescalade pourrait rapidement rouvrir la porte à un passage sous la barre des 100 dollars, mais pour l'heure, la prime de risque reste ancrée.

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L'or continue de souffrir sous le poids de la hausse des rendements, d'un dollar revigoré et de la remontée des cours du pétrole. Ces trois facteurs combinés ont mis le métal précieux en difficulté. Des achats à bon compte sont toujours attendus à l'approche des 4 200 et 4 000 dollars, mais l'anticipation générale de taux d'intérêt mondiaux plus élevés, largement alimentée par la flambée des prix de l'énergie, nuit actuellement à l'attrait de l'or en tant qu'actif sans rendement. Les niveaux techniques à surveiller incluent un support à 4 235 et 4 170 dollars, tandis que les résistances se situent à 4 395 et 4 435 dollars.

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Les actifs risqués vont probablement passer les prochaines séances à digérer la position de la Fed dans sa lutte contre l'inflation. La question est de savoir si les actions peuvent continuer à progresser alors que les rendements obligataires et les prix du pétrole restent élevés. Il faudra probablement que l'une de ces deux pressions s'atténue pour que les marchés boursiers trouvent une trajectoire de croissance plus claire. La décision de la BoJ vendredi ajoute une couche d'incertitude supplémentaire. Si la banque centrale japonaise devait faire preuve d'un excès d'agressivité similaire à celui de la Fed, les marchés pourraient subir une nouvelle vague de volatilité au moment même où ils s'ajustent aux nouvelles perspectives de taux américains. La réunion de la Fed étant terminée, c'est désormais au tour de la BoJ d'occuper le devant de la scène.

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