Les chiffres de l’inflation chinois sur le radar
Les chiffres de l’inflation chinois doivent être publiés jeudi pourraient accentuer les inquiétudes déflationnistes concernant la deuxième plus grande économie mondiale. Les chiffres de l’IPC et du PPI d’octobre devraient tous deux être en territoire négatif (l’IPC est prévu à -0,1 % contre une lecture stable en septembre, tandis que l’IPP devrait être de -2,7 % contre -2,5 % le mois précédent), ce qui mettrait en lumière la situation des décideurs à Pékin qui tentent de « redresser la situation ». Cela s’inscrit dans la suite des données PMI désastreuses de la semaine dernière, qui étaient en sous-50 contractionnelles pour le secteur industriel.

Par ailleurs, les derniers chiffres de la balance commerciale pour la Chine racontent une histoire divergente, avec une hausse de 3 % des importations d’octobre (contre une baisse attendue de 4,8 %), tandis que les exportations ont chuté de 6,4 % (plus que la baisse de 3,3 % prévue). Le meilleur chiffre des importations laisse entrevoir un certain espoir que le secteur de consommation en difficulté de longue date soit sur le point de retrouver ses repères, bien que les données d’exportation restent sombres. Dans l’ensemble, les chiffres de la balance commerciale témoignent de la nature inégale de la croissance chinoise lors de la réouverture post-pandémique. id="">C’est en partie pour cela que les investisseurs étrangers restent sous-pondérés sur les investissements chinois, et si les chiffres de l’IPC et du PPI soulèvent de nouvelles inquiétudes concernant les forces déflationnistes, les investisseurs resteront probablement hésitants à réinvestir dans les actifs chinois à ce stade de la procédure, jusqu’à ce que des preuves de stabilité économique apparaissent. Voyons comment se déroulent les chiffres de l’inflation cette semaine. id="">Ailleurs, la RBA a tenu sa promesse de « faible tolérance » en augmentant les taux de 25 points de base en réponse à une hausse de l’IPC du troisième trimestre. Les taux australiens sont désormais à un plus haut en 12 ans de 4,35 %, cependant la banque centrale a atténué les attentes de nouvelles hausses grâce au ton et au langage utilisés dans la déclaration jointe. Ainsi, l’AUDUSD n’a pas réussi à bénéficier d’un coup de pouce à la hausse des taux, le dollar australien perdant du terrain et glissant sous 0,6450. id="">Malgré un recul des rendements des bons du Trésor, l’or a chuté du jour au lendemain, les achats refuges de ce métal précieux commençant à diminuer. Pendant les heures de négociation asiatiques, l’or au comptant tournait autour du niveau de 1970 $US, avec une nouvelle baisse des rendements obligataires probablement nécessaire pour repousser l’or vers le niveau des 2 000 $ en l’absence d’une augmentation de l’aversion au risque.

Après une baisse de 6 % la semaine dernière, le pétrole reste sous pression malgré la prolongation des réductions de production en Arabie Saoudite et en Russie jusqu’à la fin de l’année. La question est maintenant de savoir jusqu’où ces coupes de l’OPEP pourraient se poursuivre en 2024 afin de soutenir le prix. Sans preuve de perturbations imminentes de l’approvisionnement dues au conflit israélo-hamas, une partie de la prime de risque des dernières semaines est déduite du prix du pétrole. Cela a conduit le contrat WTI à descendre sous le seuil de 80 $ par baril. Avec la chute du prix, les investisseurs seront à l’affût de toute rhétorique de l’OPEP+, car le conglomérat des producteurs pétroliers ne sera probablement pas très à l’aise si le prix continue de revenir vers le niveau des 70 $. id="">Les actions américaines sont sur une belle série de victoires, bien que les traders suivront le ton du président de la Fed, Jerome Powell, qui a deux conférences à venir cette semaine. Toute reprise en direction haussière des rendements obligataires pourrait perturber l’ambiance des marchés boursiers, c’est pourquoi une attention particulière sera portée au langage du président de la Fed, le FOMC ayant promis de rester vigilant face à l’inflation. Ainsi, les rendements obligataires pourraient rester un obstacle potentiel aux gains sur le marché boursier.




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